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mercredi 18 septembre 2013

Audrey Dana et Sami Bouajila, 18 histoires de couple dans RING

Forcément, le sujet intéresse un peu près tout le monde, mais à parler amour et relations amoureuses, on risque vite de sombrer dans le néant intellectuel ou le badinage. Dans RING, c'est le contraire, il n'y a pas une once d'ennui et de cliché, mais des angles d'attaques remarquables, beaucoup d'esprit, d'humour, ce qui n'empêche pas le cynisme et la cruauté ! Vous l'avez compris, on tient un grand texte de Léonore Confino, et nous n'avons encore dit de nos deux Camille, les deux admirables comédiens. Des images projetées produisent un écho sensoriel sur les spectateurs. Un désir d’accéder autrement que par l’intellect aux mouvements intérieurs des personnages. Par un traitement subtil, la matière se craquelle, se froisse, s’embrase… sous les corps des comédiens. Quelques rares accessoires et meubles aux contours épurés glissent dans le décor pour nous ramener à la réalité. Cette sobriété du décor, la clarté du blanc, permet aux 2 acteurs Audrey Dana et Sami Bouajila, d’être lisibles dans chaque détail, jusqu’à deviner leurs squelettes, les rouages de leurs articulations. Avec la chorégraphe Magali B. nous dessinons avec eux cette partition de peaux et de sens portée par la création sonore de Bastien Burger. Monter un texte comme RING suppose plonger dans les entrailles du jeu… Le choix des deux acteurs, Adam et Eve des temps modernes, s’est imposé avec évidence : ils sont polymorphes, imprévisibles, sanguins et généreux. à voir, à un, deux, trois ou plus ! À partir du 1er octobre Du mardi au vendredi à 21h, le samedi à 16h et 21h. Théâtre du Petit Saint-Martin 17 rue René Boulanger 75010 Paris Métro Strasbourg-St-Denis Billetterie : Tél. 01 42 08 00 32

jeudi 14 février 2013

Mummenchanz, géants silencieux du mime comique

Unique en son genre, Mummenschanz a marqué et marque toujours le paysage théâtral en choisissant le silence comme langage À vrai dire, il n’est sans doute plus besoin de présenter les Mummenschanz depuis quarante ans qu’ils travaillent et remplissent les salles à travers le monde. Et, pour une fois, à travers le monde n’est même pas de la publicité mensongère. Peut-être, néanmoins, peut-on rappeler que Mummenschanz signifie à la fois jeux de masques et jeux de chance. Et que le trio a profondément marqué l’histoire du mime contemporain. Au fil des années, les Mummenschanz ont créé des silhouettes inoubliables, racontant avec douceur et drôlerie les sentiments les plus viscéraux, les émotions les plus primaires. Sans doute est-ce pour cela que leurs spectacles emportent les publics de tous les âges, et qu’ils se sont joués sans relâche depuis 1972, triomphant de Broadway à Pékin. Ils reviennent cet été à Paris, pour la première fois depuis quinze ans. Il y a près de quarante ans, deux Suisses et une Italo-américaine inventaient un genre à part entière : mélange de mime, de théâtre d’objets, de marionnettes géantes. Une suite de numéros émouvants et burlesques où jamais une parole n’est dite, où l’on entend nulle autre musique que les froissements, crissements et murmures des matériaux. Du 21 au 26 mai 2013 au Casino de Paris www.casinodeparis.fr

lundi 21 janvier 2013

Collaboration, une pièce avec Michel Aumont et Didier Sandre

Au bord de l'abime, avec la montée du nazisme, on retrouve deux personnages au sommet de leur art. Deux géants face à face. Richard Strauss et Stefan Zweig. Le premier proche du régime nazi et se croyant tout puissant et intouchable, non concerné par la politique. Le second, au contraire craignant cette politique et la violence qu'elle allait sécréter. Ils s'admirent et créent ensemble un opéra bouffe inspiré de Ben Johnson, "La Femme silencieuse", immense succès arrêté dès la seconde représentation par le régime nazi, le nom d'un juif étant resté sur l'affiche malgré l'interdiction. On passe un moment éblouissant et on ressort la gorge nouée, poursuivi par Stefan Zweig courant vers son destin tragique. Avec Michel Aumont, Didier Sandre, Christiane Cohendy, Stéphanie Pasquet, Patrick Payet, Eric Verdin, Armand Eloi. Décors Agostino Pace. Lumières Jacques Puisais. Costumes Pascale Bordet. Conception sonore Jean-Pierre Prevost. A partir du 25 janvier 2013 Du mardi au samedi à 20h30, le samedi et le dimanche à 17h. Réservations